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Al.Hy : l'interview entre Alarme et Harmonie (2026) Al.Hy : l'interview Grand Réveil : entre Alarme et Harmonie (2026)
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Al.Hy l'interview Grand Réveil entre alarme et harmonie (2026)

Interviews

20 mars 2026 - par L'équipe

Al.Hy : l’interview Grand Réveil : entre alarme et harmonie (2026)6 min. de lecture

Il y a des voix qui ne s’oublient pas, et celle d’Al.Hy est de celles qui marquent au fer rouge.

Révélée au grand public il y a quelques années, l’artiste Al.Hy revient en ce printemps 2026 avec un projet d’une densité rare, presque à contre-courant des formats éphémères de notre époque.

Propos recueillis par Céline Galant

Son nouveau single, « Alarmonie« , est plus qu’un titre : c’est un manifeste. Entre l’urgence de l’alerte et la quête de sérénité, Al.Hy nous livre un album mûri dans l’ombre, entre Paris et les studios mythiques de New York. Accompagnée par le légendaire Mark Plati (le complice de Bowie et Bashung), elle a pris le temps — celui des tiroirs que l’on range, des chansons que l’on polit pendant dix ans et des images que l’on réalise soi-même pour être, enfin, « vraie ».

Celle qui s’apprête à brûler les planches en première partie de la mythique Kim Wilde s’est confiée à nous. Rencontre avec une artiste en plein « grand réveil », qui a décidé de troquer les étiquettes pour la liberté absolue d’un opéra-rock intime.

Le « Grand Réveil » et Alarmonie

Ton nouveau single s’appelle Alarmonie. C’est un néologisme fascinant. Est-ce le mariage entre l’alerte (l’alarme) et la paix (l’harmonie) ? 

Merci ! Oui, exactement, je suis persuadée que l’une mène à l’autre !

Qu’est-ce que ce mot dit de ton état d’esprit actuel ?

Je trouve qu’il décrit assez bien une quête continuelle d’harmonie et de paix, malgré un monde qui nous pousse à intervalles réguliers à l’état d’alerte et au chaos intérieur.

Tu as confié que certaines de ces chansons dormaient dans tes tiroirs depuis dix ans (bienvenue au club !). Pourquoi était-ce le bon moment, en 2026, pour les laisser sortir ?

Quand j’ai écrit cet album, c’était bien avant le premier confinement, et je m’en étais comme imposé un toute seule à l’époque : je me suis enfermée deux ans pour l’écrire. Puis il a été enregistré à New York en 2017. Après quelques années et un peu de retravail sur les pistes, à la réécoute, la musique semblait plus légère. C’était comme une évidence : le monde aussi avait expérimenté une forme d’enfermement.

Tu as réalisé toi-même le clip d’Alarmonie. Est-ce que prendre le contrôle total de l’image était nécessaire pour que l’on comprenne enfin ton univers tel que tu le vois ?

Oui, il me semblait important de pouvoir enfin donner accès aux images qui défilent dans ma tête depuis des années – c’était comme se présenter à nouveau, ou peut-être : se présenter pour de vrai.

L’aventure New-Yorkaise avec Mark Plati

Travailler avec Mark Plati (Bowie, The Cure, Bashung), c’est un rêve pour beaucoup. Comment s’est passée cette connexion à New York ? Est-ce que l’énergie de la ville a infusé l’album ?

C’était fantastique – et très simple. Juste deux passionnés qui passent des heures sur des détails parce qu’ils les trouvent importants. Même si j’ai passé quasi l’intégralité de ces trois mois à New York à l’intérieur de studios, je crois que la ville a infusé l’album via tous les gens et musiciens fantastiques qui y sont passés. La ville au fond, c’est surtout les gens qui l’habitent ?

Mark Plati est connu pour son humilité et son respect des artistes. Comment a-t-il réussi à sublimer ton piano et ta voix sans dénaturer l’aspect « brut » de tes compositions ?

Oui, Mark Plati est l’un des personnages les plus humbles, inventifs (et géniaux !) que je connaisse : je pense qu’il arrive à distinguer très rapidement ce qui est utile de ce qui ne l’est pas. Il a décidé de faire jouer mes pianos presque exactement comme je les avais composés – en imprimant même des partitions – pour Henry Hey (pianiste David Bowie, George Michael, Rod Stewart…), qui a su garder le meilleur de mes trouvailles et ajouter du fantastique là où on en avait besoin.

L’album (Printemps 2026)

On parle d’un projet « osé », presque un opéra-rock, avec des morceaux dépassant les 5 minutes. As-tu eu besoin de « tuer » l’étiquette d’artiste de télévision pour t’autoriser cette liberté structurelle ?

Au moment de l’écriture, j’avais besoin de repousser les limites, de la télé peut-être mais finalement pas que : la télé, c’est un des endroits où je me suis sentie le plus libre : c’est du direct, personne ne peut rien empêcher dans l’instant. Peut-être que les limites que je voulais repousser étaient plutôt les attentes du monde qui m’entourait dans le métier à ce moment là.

Tu dis que cet album est techniquement ton troisième, mais qu’en réalité, tu le considères comme ton deuxième. Peux-tu nous expliquer ce sentiment de « vérité » que tu n’avais peut-être pas ressenti sur les précédents ?

Le paradoxe, c’est qu’il est à la fois techniquement mon troisième et mon deuxième (il sort en troisième – mais il a été composé juste après la sortie de mon premier album Alphabête) — Je le trouve particulièrement vrai parce que je me suis accordée tout le temps nécessaire, que son histoire m’émeut, et qu’il n’a pas été créé pour répondre à un autre besoin que celui de voir exister cette musique-là.

Tu as écrit pour d’autres (Florent Pagny, etc.). Est-ce que le fait de mettre des mots sur les émotions des autres t’a aidée à mieux définir tes propres textes pour ce nouvel opus ?

Je suis très heureuse d’écrire et de composer de plus en plus pour les autres, (pour Giulia Falcone aussi, qui va bientôt sortir de nouvelles chansons!) ça m’entraîne et m’apaise : j’ai une facilité naturelle à me fondre dans le besoin des autres et aucun problème à jeter tant que je n’ai pas trouvé ce que l’autre veut vraiment entendre ou dire.

Scène et connexion

Avec des titres aussi intenses et personnels, comment imagines-tu la transposition sur scène ? Est-ce qu’on doit s’attendre à une performance théâtrale ou à quelque chose de très minimaliste ?

J’ai imaginé plusieurs possibilités assez différentes, et comme j’aime la variété je pense essayer de les réunir. Le plus important c’est d’incarner au mieux ces chansons, même si pour cela je dois me séparer parfois de mon ami piano.  (…En tout cas on peut s’attendre à me voir chanter en première partie de KIM WILDE, sur ses dates en France !!!! Et ça me réjouit.)

Après ce « grand réveil », quelle est la prochaine planète que tu as envie d’explorer en 2026 ?

J’ai déjà quelques nouvelles chansons (par contre avec le décalage horaire, possible que ça vous arrive après 2026…)

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